La coopération internationale, un atout pour les collectivités locales

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Depuis quelques années, l’action publique  à l’international, n’est plus l’apanage des Etats. Des nouveaux acteurs ont vu le jour et évoluent parallèlement aux actions de l’Etat. Au rang de ces acteurs, on cite les collectivités territoriales décentralisées qui sont aujourd’hui impliquées dans diverses pratiques d’échanges internationaux. C’est ainsi qu’elles concluent des conventions avec leurs homologues étrangères en vue de réaliser divers objectifs notamment : promouvoir les échanges d’expériences et de savoir-faire entre les collectivités territoriales ; contribuer au rayonnement extérieur des localités ; satisfaire les besoins essentiels et les priorités exprimés par les populations concernées : impulser et soutenir la dynamique du développement économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif. Cette forme de coopération dite décentralisée est régie au Cameroun par le décret n° 2011/1116/PM du 26 avril 2011 fixant les modalités de la coopération décentralisée. L’article 2 dudit décret définit la coopération décentralisée comme « toute relation de partenariat entre deux ou plusieurs collectivités territoriales ou leurs groupements, en vue de réaliser des objectifs communs ». Considérée à juste titre comme l’un des instruments les plus appropriés pour dynamiser les initiatives locales de développement, la coopération décentralisée est un atout pour les collectivités territoriales pour de nombreuses raisons.

En effet, la coopération décentralisée est une coopération de proximité, une réciprocité des échanges, un partenariat entre acteurs locaux ou chaque partenaire tire localement les bénéfices. Par leur connaissance du terrain et des besoins des administrés, les acteurs locaux peuvent ainsi mener des opérations concrètes, utiles et innovantes qui contribueront au développement économique et social durable de la collectivité bénéficiaire et de ses habitants. C’est le lieu de noter entre autres le développement de stratégies de mises en réseaux avec les industriels, l’évaluation des pratiques et gains d’efficacité, l’amélioration des relations entre collectivités et partenaires privés.

La coopération décentralisée permet aussi de rapprocher les hommes et les cultures : étant donné qu’elle est basée sur les relations personnalisées et qu’elle est un lieu d’échanges et de rencontres, la coopération décentralisée favorise la connaissance mutuelle des partenaires, instaure une solidarité et suscite le dialogue entre les cultures, c’est une grande opportunité du développement du tourisme rural ;

La coopération décentralisée est un moyen de soutenir la dynamique de démocratisation : elle renforce la démocratie et la consolide à la base en permettant l’émergence d’acteurs locaux capables de remplir leur charge en associant les habitants au développement de leur collectivité par des consultations, par le dialogue et en favorisant leur connaissance des institutions et l’apprentissage de la citoyenneté.

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